Bienvenue dans le passé fragmenté de quelques hommes et femmes de France

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NORBERT LADOUBART 1914
jean maurice 08 1919 Roanne 8è génie
JEAN MAURICE 1919

Lors de rangements dans des greniers familiaux, je suis tombée sur de nombreuses correspondances d’aïeux.

Après les avoir décryptées, dactylographiées, et mis en rapport avec des centaines de photos et cartes postales jointes, je me suis dit que cette somme de documents pouvaient intéresser non seulement les descendants de ces hommes et femmes qui racontaient leur vie, mais aussi des passionnés de la « petite histoire » de notre pays, la France.

Les documents en rapport avec la première guerre mondiale sont les plus nombreux.

Ils concernent deux familles directement en prise avec le conflit:

Les Ladoubart de Fouilloy  dans l’Oise, instituteurs, envoyés sur le front. Le père, Paul devenu téléphoniste et le fils Norbert, à peine sorti de l’école normale, passé par l’école de St-Cyr avant de rejoindre ses camarades..

Les Maurice de Marseille, dont le fils unique, Jean a participé au conflit comme radio, d’abord élève puis moniteur pour les américains au Valdahon, laissant sa mère et sa jeune soeur se fondre d’inquiétude.

Deux destins de jeunes  qui rêvaient à tout autre chose, mais qui ont su par leur soif d’apprendre, d’observer le monde, faire partager leurs découvertes à leurs amis, à leurs proches, adaptant la « vision » du cauchemar qu’est la guerre à leur lecteur..

Ces courriers nous font découvrir la vie des femmes restées à la maison, prenant en charge le fonctionnement du secrétariat de mairie pour l’une ainsi que l’intendance de leurs propriétés; se remettant pour l’autre entre les mains de son Seigneur et aillant du mal à assumer ses responsabilités terrestres…  une vue des civils restés en dehors des zones de conflits, très proche pour Madame Ladoubart, son village étant près d’un noeud ferroviaire alimentant en troupes  l’Oise et la Somme, beaucoup plus distant pour Madame Maurice restée à Marseille.

Nos « héros » ont la chance de s’en sortir vivants même s’ils sont porteurs de séquelles qui empoisonneront leur futur  (blessures, gaz, maladies contractées sur le front)

Ensuite nous retrouvons Jean Maurice un peu plus tard, correspondant avec son épouse lors de ses déplacements pour son travail d’ingénieur au LMT , et lors de leur exode pendant la seconde guerre mondiale, avec cette fois-ci charge de famille et de nouveau tant d’incertitudes.

Que de misères et de douleurs, au nom de quoi?

A un avenir de paix…

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